Avant de vous parler de la capitale du Paraguay, nous allons revenir sur notre périple pour ARRIVER jusqu’à Asunción.

Lorsque nous avons quitté le village de Samaipata, nous pensions le soir même, prendre un bus qui faisait directement Santa Cruz en Bolivie jusqu’à Asunción, capitale du Paraguay. Nous savions que le trajet existait et se faisait entre 24 et 30 heures de voyage dans un bus pas du tout confortable, sans clim, avec que de la route de piste et dans la région d’El Chaco où les températures avoisinent les 45 degrés … Bref un bonheur !
Et bien rien ne s’est passé comme prévu … Merci au bolivien qui nous a vendu nos billets de bus.

Pour faire simple, le vendeur de billets de bus nous dit que faire le trajet en passant par El Chaco n’est pas possible parce que ce n’est vraiment pas confortable, c’est long, et les pluies rendent la piste encore plus compliquée. Bref ce n’est vraiment pas conseillé.Il nous dit qu’il vaut mieux passer par l’Argentine pour rejoindre Asunción car la route est toute asphaltée et les bus confortables. Alors pourquoi pas !
SAUF qu’au fur et à mesure de la conversation, on se rend compte qu’il va falloir faire un changement de bus à la frontière entre la Bolivie et l’Argentine et qu’en plus on ne va pas directement à Asunción mais on s’arrête à Formosa, ville à proximité de la frontière avec le Paraguay … Et là, on se demande vraiment ce qu’on a fait à acheter ces billets de bus qui nous ont, au passage, coûté bonbon ! Donc c’est bien énervés et ne sachant absolument pas où on allait qu’on prend un premier bus direction Yacuiba, dernière ville bolivienne avant le passage de la frontière avec l’Argentine. Le bus était censé partir à 20h30, il partira avec une heure de retard. Jusqu’à la, ça va à peu près …

Arrivés à la frontière Bolivie/Argentine vers 6h du matin dans un froid affreux ! De là, nous n’avions aucune idée de comment contacter la compagnie (et un certain Miguel) qui devait nous amener jusqu’à Formosa… Nous demandons à plusieurs boliviens s’ils connaissent la compagnie en question, ils nous disent que côté Bolivie, cette compagnie n’existe pas, qu’il faut passer côté argentin. C’est toujours de mauvaise humeur que nous prenons un taxi pour rejoindre les douanes en question. Nous arrivons à la douane bolivienne, une file d’attente de fou nous attend dans le froid car nous passons juste après un bus de 50 personnes, tout va bien….

Une fois la douane Bolivienne passée, c’est du côté argentin que nous passons et nous savons par expérience qu’avec nos visas Pvt, cela prend toujours un peu de temps. Un peu normalement …. Sauf que Virginia est passée avec une douanière qui visiblement ne comprenait rien à notre Visa et au lieu de rester 10 minutes pour recevoir notre tampon, nous y passons 45 minutes !!!! Bref, une fois qu’elle a réussi à rentrer nos coordonnées dans son logiciel, nous procédons à la fouille des bagages. Sauf que cette fois ci, même à 7h du matin, ils ont décidé de nous faire enlever TOUTES nos affaires de nos sacs (nous mettons à peu près une demi heure à les faire à chaque fois … Bonheur et joie). Ils n’ont tellement pas confiance en nous, qu’ils nous amènent le chien spécial drogue pour renifler nos affaires. Bien sûr manque de bol pour eux, nous n’avons rien de rien. Donc une fois nos sacs refaits, nous partons direction le terminal de bus de la ville de Pocitos, première ville argentine après le passage de frontière.

Au terminal, nous demandons à plusieurs personnes auprès de qui nous devons nous adresser pour prendre notre prochain bus, elles nous répondent toutes Miguel ! Bueno, listo. Nous attendons donc Miguel. Après une heure trente d’attente, nous allons demander quand est ce que ce Miguel daigne venir. La vendeuse de notre prochaine compagnie de bus nous dit qu’il est en centre ville, sûrement avec des clients et que pour l’instant il ne peut pas nous rejoindre. Nous décidons donc nous de rejoindre ce fameux Miguel après environ 1h30 d’attente.

Bizarrement, nous le trouvons très facilement. Il nous délivre enfin notre billet pour Formosa ! Youpi ! MAIS, et oui il y a un mais! Le bus en question passe à deux heures de route de là où nous nous trouvons. Nous devons donc prendre une navette pour rejoindre un contrôle de police car c’est là où le bus doit nous récupérer. Une fois nos billets de bus en main, on part à la recherche d’argent car nous n’avons pas un peso en poche! Mais là encore nous n’arriverons pas à retirer. La banque délivre uniquement de l’argent au détenteur d’une carte de cette banque ! Et c’est évidement la seule banque de la ville. Au revoir petit déjeuner, au revoir repas du midi et du soir ! De quoi être toujours de bonne humeur !

Il est 10h du matin, heureusement le soleil est sorti il fait moins froid. Notre navette part à 14h45 et le bus pour Formosa doit passer vers 19h30 au contrôle de police … C’est encore une longue journée d’attente qu’on va se payer.
Une fois dans la navette, nous aurons droit à une seconde fouille des sacs, où nous devons encore une fois tout vider, pendant que tous les argentins regardent impatiemment par la fenêtre pour voir ce qu’il allait se passer. Et encore une fois, il ne se passe rien puisque nous n’avons rien.

Après encore une longue attente, le bus pour aller à Formosa arrive avec une demie heure de retard. Ce n’est que le lendemain matin, à 7h30, que nous débarquons dans la ville de Formosa. Le voyage ne s’arrête pas là. Nous arrivons à 7h30 du matin et le bus pour Asunción est à 12h30. Nous partons visiter la ville et prendre notre petit déjeuner durant ces 4 heures à tuer.

Midi trente arrive, nous partons pour Asunción, on se dit cette fois ci c’est bon ! Dans 4 heures on y est… Et bien toujours pas !!!
Passé la frontière entre l’Argentine et le Paraguay, nous découvrons que les paraguayens ont décidé de bloquer l’entrée de leur pays … Et c’est reparti pour deux heures d’attente dans le bus ! Nous passons enfin le barrage et une heure plus tard nous sommes enfin arrivés, cette fois ci on peut le dire à Asunción ! Nous sommes partis le mercredi à 21h30 de Santa Cruz et nous sommes arrivés le vendredi à 20h30 à Asunción. NORMAL QUOI!!

Maintenant c’est l’heure d’un bon repas et surtout d’une douche et d’un dodo dans un vrai lit.

V&L