Après une matinée pleine d’émotion durant la visite des mines, nous prenons un taxi collectif pour la ville de Sucre (ce prononce Soucré). S’il y a bien des choses à reprocher à la colonisation espagnole, il est dur de critiquer la beauté de certaines villes.

L’ancienne capitale de la Bolivie, est fondée par les espagnols durant le même siècle que la ville de Potosí. Le nom de cette ville vient du Général Sucre qui fut un acteur majeur dans l’indépendance du pays.

Dès notre arrivée c’est un bol d’air qui s’offre à nous. Encore un peu polluer, mais ça fait du bien de descendre en altitude. Ici la ville est tout de même à 2800m, mais la différence se fait sentir. Le style colonial et les traditions locales font de Sucre un haut lieu du tourisme bolivien. Nous nous installons dans notre hostel et partons directement vers un mirador qui surplombe la ville. Il se dit que les premières impressions sont souvent les bonnes et ça se confirme pour Sucre. La ville est super agréable, propre et l’ambiance qui y règne est génial. Sans parler du climat qui change radicalement du froid que nous avons eu. Ici c’est short et tee-shirt en journée. Nous arrivons par surprise sur la place Pedro de Anzúrez, remplie de jeunes gens qui sortent de l’école. Ils sont des centaines regroupés autour de babyfoot, jeux d’argent,m et manège. L’ambiance est vraiment surprenante.

Cette ville ressemble un peu à Arequipa (voir article). Ici le blanc des bâtiments prédomine et le nombre d’églises et monastères est vraiment impressionnant. Sans parler de la cathédrale et des superbes bâtiments administratifs éparpillés dans la ville.

Il y a tout ce qui faut pour se repose et profiter de l’Amérique du sud : le marché pour manger sur le pouce, le parc Bolivar, la place du 25 mai pour prendre l’air et se mêler à la vie des sucréniens, et la Recoleta pour apprécier son ambiance et le vieux Sucre.
Bref y’en a pour tous les goûts et ça nous on adore.

Les environs de la ville offrent des possibilités de randonnée et des découvertes de petites villes moins touristiques. Nous avons longuement hésité à partir quelques jours sur le trek du cratère de Maragua. Nous avions lu qu’il était possible de le faire en solo sans passer par une agence. Et cette idée nous chauffait plutôt pas mal. Mais le 6 août est la fête national du pays et donc jours fériés. Ce qui complique beaucoup les choses pour revenir de la petite ville de Potolo.

Nous décidons de ne pas le faire et de partir plus tôt vers Cochabamba et le parc de Torotoro.
Nous prenons donc nos billets de bus, ne sachant pas trop à quoi s’attendre de l’état de la route, du bus et du chauffeur.

V&L